Une vision musicale
La pureté comme point de départ
On dit souvent que les pianistes asiatiques sont trop techniques. Je pense que c’est parfois vrai, mais pas seulement les pianistes asiatiques. Pour moi, la question essentielle est avant toute chose de savoir pourquoi on fait de la musique. Et ma réponse tient en un mot : la pureté.
Pour atteindre cette pureté de la musique, j’ai choisi de travailler avec Theodor Breu, un pianiste exceptionnel capable de produire de tels moments d’émotion. Le travail sur la sonorité est, à mes yeux, le sésame de cette pureté.
Je suis convaincue qu’une belle forêt est construite d’arbres en bonne santé. Si le pianiste arrive à maîtriser la sonorité de son interprétation, sa coloration musicale, alors, on peut tout faire. Pour moi, c’est le pianiste qui doit construire le son et non l’inverse.